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  • Paysage du Carmel

    Entrer au Carmel

Questions / Réponses

soeur avec un groupe de visiteurs

A quel âge peut-on entrer au Carmel ?
Il n’y a pas d’âge précis, mais c’est bien d’avoir terminé ses études et même, si cela est possible, d’avoir travaillé un peu, pour avoir déjà une certaine maturité. J’avais 24 ans quand je suis entrée au Carmel. Mais on peut aussi entrer à 22 ans ou 30 ans…

A quel âge avez-vous pensé à devenir carmélite ?
J’avais 20 ans quand j’y ai pensé pour la première fois. Certaines dans la communauté y ont pensé dès l’âge de 8 ans, d’autres beaucoup plus tard… Le chemin de chacune est tellement unique !

fleurs

Comment avez-vous su que vous aviez la vocation ?
Chacune a bien sûr une histoire différente… Pour moi, j’ai grandi dans une famille chrétienne, mais comme lycéenne puis étudiante, la plupart de mes amis n’étaient pas croyants. Les études que je faisais (Ecole de Commerce) me semblaient très loin des valeurs de l’Evangile. De plus en plus je sentais la nécessité d’approfondir ma foi. Je cherchais le sens de la vie…
Un été, j’ai passé quelques jours dans un monastère de bénédictins. J’ai prié avec force le Seigneur de m’éclairer, de me faire comprendre ce que signifiait « Dieu est Amour »… Et il a répondu à ma demande bien au-delà de ce que je pouvais imaginer… il m’a fait comprendre qu’Il était Quelqu’un. Quelqu’un qui m’aimait d’une manière incroyable ! Cela a été comme un feu en moi… Tout a pris sens… Et dès lors, le désir de mieux comprendre cet amour et de me donner à Lui ne m’a plus quittée.

Oraison dans la chapelle du Carmel

Pourquoi avez-vous choisi le Carmel ?
Les écrits de sainte Thérèse d’Avila, de sainte Thérèse de Lisieux et d’Elisabeth de Dijon me captivaient. Quand j’ai découvert qu’elles étaient toutes les trois carmélites, cela a fait tilt en moi ! Et le désir du Carmel a commencé de brûler mon cœur… Je voulais vivre comme elles… Sans connaître encore aucun carmel, je me sentais de plus en plus attirée par une vie toute consacrée à Dieu dans le silence, la prière, l’amour.

Pourquoi ce Carmel-ci plutôt qu’un autre ?
Pendant les deux années où j’ai travaillé en entreprise (avant mon entrée au carmel), Elisabeth m’a accompagnée : ses écrits étaient mon livre de chevet ! Et sans que je ne l’ai cherché, elle m’a conduite jusqu’en son carmel, qui est pourtant à 700 km de ma famille. Ce qui m’a séduite ici, c’est la beauté de la colline et son silence, la beauté de la chapelle qui invite au recueillement, la beauté de la liturgie, l’accueil à la fois discret et chaleureux des sœurs… Il ne me restait plus ensuite qu’à dire « oui » au Seigneur, à « plonger »… assurée de son Amour.

coucher de soleil en montagne

Si cela ne vous plaît plus, pouvez-vous partir ?
Les six premières années étant donc un temps de discernement, il est non seulement possible mais normal, de quitter le carmel, si, en dialogue avec les sœurs responsables et la communauté, on s’aperçoit qu’on ne pourra pas être heureuse dans cette vie. Ce peut être le signe que le Seigneur nous demande autre chose. Par contre au moment de la profession solennelle, on s’engage librement et joyeusement pour toute la vie à suivre le Seigneur dans cette communauté.

Est-ce que vous n'avez jamais regretté de ne pas vous marier ?
Non. Le mariage est une vocation magnifique et non moins exigeante que le Carmel. Mais… comme dirait Elisabeth : « Il a mis en mon cœur une soif d’infini et un si grand besoin d’aimer que Lui seul peut rassasier »…

coquelicot dans un champs de blé

Est-ce que votre vie n’est pas monotone ?
Quand on aime, on ne s’ennuie jamais !

Le silence : est-ce que ce n’est pas trop dur ?
Le silence, c’est vraiment notre climat de vie. Il nous est vital pour rassembler nos forces, ne pas nous éparpiller et pouvoir écouter Dieu. Elisabeth disait : « La vie d'une carmélite c'est le silence, aussi elle l'aime par-dessus tout ! »

Quelle parole pourriez-vous nous dire pour aujourd’hui ?
C’est encore Elisabeth qui va me la souffler…

« Crois toujours à l'Amour et chante toujours merci ! »