Vue depuis une colline proche du Carmel

Témoignage

L’appel au Carmel ? C’est le grand cadeau de ma vie ! Un chemin jalonné de visages, de rencontres, signes de la présence cachée mais agissante du Seigneur qui appelle sans s’imposer. Parmi tous ces signes, il y en a trois qui ont été particulièrement décisifs.

Couverture du livre sur Thérèse de l'Enfant Jésus

Dans le fond d’un grenier

C’est dans cet endroit étrange qu’a eu lieu la grande rencontre ! Depuis toute petite, la vie et la personne de Jésus m’attiraient mais ma foi était plus reçue que personnelle. Et puis, un jour, j’avais alors huit ans, j’ai découvert dans le grenier de mes grands-parents toute une pile de bandes dessinées sur la vie des saints. J’en ai feuilleté plusieurs et j’ai fini par tomber sur la vie de la petite Thérèse de Lisieux. Ce fut un éblouissement. Sans trop savoir pourquoi, j’ai eu la certitude que ma vie était là et que c’était un chemin de bonheur qui s’ouvrait à moi. Je n’avais plus que ce désir en tête : faire comme Thérèse, entrer au Carmel pour aimer Jésus et le faire aimer de tous.

Intérieur de l'église de l'abbaye d'Acey

Prière dans la nuit

A douze ans, j’ai la chance de vivre ma retraite de profession de foi à l’abbaye d’Acey. Nouveau signe fort : pour la première fois, j’avais sous les yeux ce que je voulais vivre, je rencontrais des hommes qui avaient osé tout quitter pour répondre à l’appel du Seigneur et se consacrer à la prière. J’ai été particulièrement frappée par la prière de la nuit : la beauté de cette liturgie, en pleine nuit, pour un monde qui dormait et ne s’en doutait même pas ! La gratuité et la folie apparente de cette vie faisaient sens pour moi et m’ont séduite.

Le rêve devient réalité

J’ai seize ans et de nouveau de façon très inattendue, j’ai la joie de découvrir enfin un Carmel, où des séjours réguliers vont me permettre peu à peu d’entrer dans cette vie qui m’attire tant. Là je découvre un petit groupe de femmes menant une vie selon l’Evangile, à la fois fraternelle et silencieuse, avec pour centre Jésus et pour préoccupation le salut de tout homme. C’est là aussi où je vais rencontrer une nouvelle amie : la bienheureuse Elisabeth de la Trinité qui va m’ouvrir de nouveaux horizons : Vivre avec Dieu comme avec un ami, le trouver au-dedans de moi, faire son bonheur en m’oubliant et en me donnant comme lui... Le Carmel de Beaune ne pouvant plus accueillir de jeunes, c’est donc vers celui d’Elisabeth, à Dijon-Flavignerot, que j’ai demandé à entrer après avoir passé mon bac et poursuivi deux ans mes études en histoire de l’art et théâtre.

Emission des voeux dans les mains de la prieure

Au Carmel de Flavignerot

Pourquoi Flavignerot ? Grâce à Elisabeth bien sûr, et puis il y avait le lieu en lui-même pour lequel j’ai eu un coup de cœur : le silence et la beauté de la colline, de la chapelle et de la liturgie, l’accueil à la fois discret et chaleureux des sœurs. J’ai vite été persuadée que c’était le lieu idéal pour plonger, pour aventurer ma vie à la suite de Jésus.
Entrée le 19 mars 2001, j’y ai vécu les étapes du postulat, du noviciat, puis des vœux temporaires avec l’approfondissement de la vie d’oraison et de la vie fraternelle, de la formation biblique, théologique et liturgique. J’ai pu expérimenter l’équilibre de cette vie, sa beauté et sa profondeur : liturgie, oraison, travail ou détente, tout y est conçu pour que le cœur à cœur avec le Seigneur puisse se poursuivre à travers tout et transformer en profondeur notre vie, la rendre plus ouverte et fraternelle. Oui, joie et force de cette petite famille où toutes s’entraident à marcher en vérité sur les pas du Christ et progresser à son service. Ainsi j’ai cheminé peu à peu vers le grand jour de l’engagement définitif, la Profession solennelle qui a eu lieu le 11 mai 2008. Ce jour était celui de la Pentecôte, signe très fort pour moi. Avec Thérèse de Lisieux, patronne des Missions pour avoir cru en la fécondité d’une vie de silence, de prière et d’amour, j’y ai reçu la mission de la vie cachée du Carmel : vie donnée pour que le visage d’amour de notre Dieu soit mieux connu et aimé, que chaque homme puisse trouver refuge, force et espérance dans notre prière.

Mise du couvert au réfectoireA présent, l’aventure continue pour toute la vie ! Une aventure qui se vit dans la simplicité du quotidien : rien de spectaculaire mais rien de banal non plus. C’est peut-être ce que j’ai appris de plus important durant ces premières années au Carmel et avec notre Mère Sainte Thérèse, j’aime souvent à me redire : « C’est l’amour seul qui compte, et il doit être si grand que rien n’empêche d’aimer ».

Témoignage de sœur Martine

Témoignage de sœur Michelle

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Paroles pour un appel

Eglantine« Suis-moi... »
Luc 5, 27

Rose« Ne crains pas,
car je t'ai racheté,
je t'ai appelé par ton nom :
tu es à moi.
Tu comptes beaucoup
à mes yeux,
tu as du prix et je t'aime. »
Isaïe 43, 1

Fleur de tournesol« Sois fort et tiens bon
car je serai avec toi. »
Josué 1, 6

Fleur de cactus « Avant même de te former
au ventre maternel,
je t'ai connu ;
avant même que tu sois sorti
du sein, je t'ai consacré. »
Jérémie 1, 5

Fleur de nénuphard « Ecoute, ma fille,
regarde et tends l'oreille,
oublie ton peuple
et la maison de ton père,
alors le roi désirera ta beauté. »
Psaume 44, 11-12